Congé supplémentaire de naissance : quels impacts pour les employeurs et les salariés ?

Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance permet aux jeunes parents éligibles de prolonger leur présence auprès de leur enfant après un congé maternité, paternité, accueil de l’enfant ou d’adoption.

D’une durée maximale de 2 mois, ce nouveau dispositif vient renforcer l’accompagnement de la parentalité. Cependant, il crée également de nouveaux enjeux pour les entreprises en matière d’organisation, de gestion RH et de planification des ressources.

Employeurs : anticiper les impacts sur votre organisation

Au-delà de l’évolution réglementaire, ce nouveau congé vous invite à adapter certaines pratiques internes. En effet, le salarié peut désormais prolonger son absence jusqu’à 2 mois supplémentaires et planifier ce repos dans les 9 mois suivant la naissance ou l’adoption de l’enfant. Par conséquent, cette flexibilité accordée aux salariés implique une anticipation accrue pour votre entreprise.

Parmi les principaux sujets à prendre en compte, on retrouve :

  • L’organisation des remplacements ;
  • La répartition de la charge de travail ;
  • La gestion des absences à moyen terme ;
  • L’information des managers ;
  • La préparation du retour du collaborateur.

Le regard de TALENZ TOADENN

Chaque entreprise possède ses propres contraintes d’organisation et ses enjeux RH. C’est pourquoi nos équipes vous accompagnent dans la compréhension des nouvelles dispositions et l’évaluation de leurs impacts concrets. De plus, nous intervenons sur plusieurs volets :

  • Analyse des conséquences en paie et en gestion sociale ;
  • Adaptation des procédures internes ;
  • Accompagnement des managers ;
  • Réflexion autour de la parentalité et de l’expérience collaborateur.

Parce que les conséquences de cette mesure dépassent souvent le seul cadre réglementaire, TALENZ TOADENN peut également mobiliser l’expertise d’EFEDIÑ. Ce cabinet de conseil partenaire, spécialisé dans l’optimisation des Ressources Humaines, accompagne les dirigeants et les managers pour structurer l’organisation interne et renforcer la performance des équipes.

L’objectif n’est pas seulement de répondre à une obligation réglementaire, mais aussi d’intégrer cette évolution de manière cohérente dans l’organisation de votre entreprise.

Salariés : quelles sont les principales règles à connaître ? 

Qui bénéficie de ce dispositif ?

Le congé supplémentaire de naissance s’ouvre à un large public :

  • La mère ;
  • Le père ;
  • Le conjoint, concubin ou partenaire de PACS de la mère ;
  • Les salariés qui adoptent un enfant.

Il convient de noter que les salariés en CDD profitent également de ce droit.

Quelle est la durée du congé ?

Ce droit offre une période de repos de 2 mois. Toutefois, le collaborateur peut organiser cette absence de deux manières distinctes :

  • En une seule fois ;
  • Ou bien en fractionnant le repos en deux périodes d’un mois.

Dans tous les cas, le parent doit utiliser ce congé dans les 9 mois qui suivent la naissance de l’enfant ou son arrivée au foyer.

Quelles démarches le salarié doit-il effectuer ?

Pour en bénéficier, le salarié doit vous transmettre une notification :

  • Au moins un mois avant le début du congé ;
  • Par lettre recommandée ou remise en main propre ;
  • En précisant les dates retenues et, le cas échéant, le fractionnement choisi.

Néanmoins, ce délai passe à quinze jours lorsque le salarié enchaîne directement ce repos après son congé maternité, paternité ou d’adoption.

Comment fonctionne l’indemnisation ?

Pendant le congé :

  • le contrat de travail est suspendu totalement (le dispositif doit être pris à temps plein et ne peut en aucun cas être partiel) ;
  • le salarié ne peut pas exercer d’autre activité professionnelle ;
  • vous n’avez aucune obligation légale de maintien de salaire.

Concernant l’indemnisation, la CPAM prend en charge le versement des indemnités :

  • à hauteur de 70 % du salaire net antérieur durant le premier mois ;
  • à hauteur de 60 % du salaire net antérieur durant le second mois.

Quel impact sur la carrière du collaborateur ?

Enfin, à son retour, le salarié retrouve son emploi précédent ou un poste équivalent. De plus, vous devez lui garantir une rémunération au moins identique. De surcroît, vous devez intégrer l’intégralité de ce congé dans le calcul de l’ancienneté du collaborateur.

 

Le congé supplémentaire de naissance marque une nouvelle étape dans l’accompagnement de la parentalité au travail. S’il offre davantage de souplesse aux salariés, il vous invite également à anticiper ses conséquences sur l’organisation de vos équipes et la gestion des ressources humaines.

Pour comprendre les impacts de cette mesure et sécuriser sa mise en œuvre au sein de votre structure, les experts TALENZ TOADENN restent à votre disposition.

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